Contacter les coordinateurs du projet



  • Jean-Pierre Pinet
    Responsable du projet
    "Internet de Rue"

    jeanpierre.pinet
    (AT)atd-quartmonde.org


    Bruno Oudet
    Responsable Scientifique
    bruno.oudet(AT)imag.fr

Projet labellise

Decouvrez le projet Internet de Rue

  • Le projet Internet de rue a telecharger en .rtf
    [Re]création du lien social à partir des TIC en allant au-devant des familles les plus pauvres. Développer et valider par une recherche/action à Paris et dans le Val d'Oise une démarche de sensibilisation et d'utilisation des TIC par des parents ou jeunes adultes de familles en situation de grande pauvreté afin de contribuer à la [re]-création du lien social. Démarche au départ individuelle et mise en oeuvre au plus proche des lieux de vie de ces personnes et notamment dans la rue, sur les pas de porte… Tirer le meilleur parti de l'expérience déjà accumulée dans les points d'accès publics recueillie lors d’une enquête auprès de ces espaces. Résultats du projet : - un site de référence sur le thème de l’utilisation des TIC comme outil pouvant contribuer à l'inclusion sociale, - la réalisation d'un document d'accompagnement des familles les plus pauvres pour l'appropriation des TIC incluant les aspects techniques (quels matériels, quels logiciels), des points de repères pour réussir, des erreurs à éviter, des propositions d’amélioration, en particulier de sites (services) publics.
  • Uses Of Internet Project (in English) to download in rtf. format
    This project is about developing and verifying through action research in Paris and the Val d'Oise (France), the raising of awareness and promotion of ICT use by parents or young adults living in extreme poverty, with the ultimate aim of contributing to the [re] creation of social interconnectedness. Initially, this approach will be carried out on an individual basis, in close proximity to where these people live, e.g. in the street, on the doorstep, derived largely, from the experience already accumulated in the public internet access points, from a survey of these areas. The results will be: - a portal website in French about digital divide, - an internet guide to ICT use as a means to achieving social inclusion, a document about accompaniment in ICT use of families in extreme poverty, including the technical aspects (what equipment, what software), reference points for succeeding, mistakes to avoid, suggestions for improvement, in particular for public service websites.

17 janvier 2007

Declaration d'Autrans et lutte contre la grande pauvrete

A l'issue des rencontres d'Autrans 2007, a été rendue publique une "Déclaration des 11èmes Rencontres d’Autrans" (on peut la trouver ici en pdf). Dans ce texte, un des points mérite une attention particulière du point de vue de la lutte contre l'extrême pauvreté : "Tout citoyen a le droit d’avoir une identité numérique, au moins sous forme d’une adresse électronique."

En effet, nombreuses sont les personnes, les familles, à avoir des difficultés à obtenir une domiciliation. On connaît l'expression "sans domicile fixe", mais rarement ce que celà recouvre dans la vie... De même, nombreuses sont les personnes à avoir un abri (sous un pont, dans un bois, un camion,...) qui n'est pas reconnu comme un "domicile".
Ne pas avoir de domicile, c'est, souvent, être coupés d'un certain nombre de droits.
Bien sûr, il existe des associations reconnues qui légalement peuvent domicilier une personne. Mais ce service n'est pas toujours accessible à tous ("sans-papiers", "illégaux",...) ou bien, tout comme pour les hébergements d'urgence, les personnes concernées ne souhaitent pas -ou ne peuvent pas, par exemple à cause de la distance- utiliser ces services.

En France, pour de très nombreuses démarches, l'identification d'une personne n'est pas indépendante de son domicile. Combien de fois, pour telle ou telle démarche, ne fusse que de très simples comme l'inscription à une bibliothèque publique, ne demande-t-on pas une preuve d'un domicile.

L'adresse électronique, c'est une identité : c'est vous qui écrivez (et l'on peut réfléchir aux moyens de protéger cette identité et de la rendre unique). Mais c'est aussi une adresse : on parle de "boîte aux lettres électronique". Cette adresse est d'ailleurs souvent "domiciliée" sur un serveur ou chez un fournisseur d'adresses. Il existe aujourd'hui toute une palette d'adresses électroniques gratuites.

Dans les relations avec l'administration (telles que nous les avons observées dans le projet "Internet de rue"), on constate que le fait de communiquer par courrier électronique est parfois plus rapide et plus efficace (pour les personnes en situation de grande pauvreté) que d'autres moyens (par courrier, par téléphone, au guichet).

L'Etat progresse dans la dématérialisation d'un certain nombre de démarches (voir "le monde d'Adèle"). Se pose la question de la dématérialisation des actes en eux-mêmes et de leur certification. Il nous semble qu'en même temps que ces réflexions déjà engagées, celle du droit de tout citoyen à une identité numérique (garantie) devrait également être posée, en lui associant -ou non- ce que "mon service public" appelle un "coffre-fort de documents" ou ce que d'autres dans une perspective de promotion professionnelle appellent un e-portfolio.

16 janvier 2007

Un outil d'avenir

Lors de ces dernières rencontres d'Autrans 2007, s'est mis en place un projet d'encyclopédie ouverte de l'accès public. Il s'agit de permettre aux animateurs francophones d'espaces publics, mais aussi au-delà, à tout animateur, acteur permettant à d'autres de s'initier à l'informatique et à Internet, de partager, en toute liberté (sous licences libres) ses savoirs et ses savoir-faire.

Alors qu'Internet prend de plus en plus de place dans le fonctionnement de nos sociétés, des personnes, des groupes sociaux peuvent se sentir isolés ou submergés par cet afflux technologique et d'information. Il est important - en particulier pour lutter contre l'exclusion sociale, au Nord comme au Sud - de mettre en commun nos efforts, nos idées, nos pratiques... tout en laissant à chacun la liberté d'agir.

Dans un premier jet, cette encyclopédie se propose de mettre en ligne des contenus de divers types : animations, ateliers - formations, études, évaluations, initiatives, formations, guides, fiches pédagogiques, photothèque de lieux d'accès punlic, portaits d'animateurs...

Nous espérons qu'elle rassemblera rapidement de nombreux contributeurs.

14 avril 2006

Des participants au projet s'equipent

Certains des participants au projet "Internet de rue" désiraient s'équiper d'ordinateurs.

Après plusieurs mois de recherches et de démarches, grâce à la Mission Solidarité EDF et avec le soutien de TAE, nous avons pu récolter six ordinateurs portables d'occasion, qui ont été vérifiés, reconfigurés...

Pourquoi justement des ordinateurs portables, plus difficiles à trouver que des ordinateurs traditionnels ? Tout simplement, parce que c'est plus facile à mettre hors de portée des enfants, à ranger dans une caravane ou un logement exigu, à transporter en cas d'expulsion,...

remise d'un ordinateur Ces ordinateurs ont été réservés à ceux qui avaient suivi des temps long d'initiation à l'informatique, qui n'avaient pas les moyens de s'en acheter un et qui comptaient les utiliser dans le cadre de leurs activités.

Trois appareils ont déjà été remis. Quelle joie pour ceux qui les ont reçus et qui n'en croyaient pas leurs yeux ! Deux de ces personnes, militants Quart Monde, les utilisent déjà dans le cadre de leur engagement : faire des démarches pour elles-mêmes ou avec d'autres personnes, écrire et poster des comptes-rendus, participer à la vie associative... Une troisième espère gagner un peu d'argent en réalisant et imprimant des photos lors de fêtes, mariages,...
C'est un outil de travail... mais aussi l'espoir d'être mieux accepté et reconnu en fournissant un travail de 'meilleure qualité'.

30 mars 2006

Quand les familles tres pauvres accedent à l'informatique

Au moment où vont s'ouvrir en Belgique les Rewics (Rencontres wallonnes de l'Internet citoyen) et où les politiques publiques évoluent, Yoann Gallard, volontaire d'ATD Quart Monde à Liège, m'écrit :

"A Liège, de plus en plus de familles pauvres s'équipent d'ordinateurs. Nous constatons que pour toutes c'est le désir d'être en marche avec le monde qui motive l'achat.

C'est ainsi le moyen de communiquer avec d'autres par messageries, forums, iphone ... Pour certains c'est aussi le moyen de profiter des services des administrations ou pour une recherche d'emploi. C'est aussi pour les parents et les enfants un moyen de rester dans une actualité : musique, films, jeux...

Pour d'autres, parents de jeunes enfants, s'équiper c'est offrir à leurs enfants la possibilité de se familiariser avec un outil afin qu'ils ne soient pas en décalage avec les autres à l'école.

Voir ainsi des familles pauvres s'équiper c'est voir combien elles aspirent, comme tous, à faire partie intégrante du monde qui nous entoure. Mais une fois de plus, les moyens dont elles disposent ne sont pas à la mesure de leurs aspirations.

Les ordinateurs qu'elles peuvent acquérir sont souvent vieux, voire de récupération et inutilisables, les conditions dans lesquelles ces familles vivent entraîne souvent des coûts de maintenance difficiles à supporter. Par conséquent, ces familles sont souvent demandeuses de conseils, de maintenance, de formations...

Pour nous qui sommes proches de ces familles et qui avons accès à du matériel récent se pose alors différentes questions. Dans quelle mesure faire accéder ces familles aux possibilités offertes par des machines et des logiciels récents alors qu'elles mêmes ne peuvent pas y accéder ? Face à quels décalages les mettons-nous?

Une des pistes possibles est, avant toutes choses, d'entendre l'envie des personnes et de partager des outils qui y répondent !"

Quelle prise en compte des personnes les plus pauvres (formation, maintenance, conseil,...) au sein des EPN belges et des politiques publiques ?

22 mars 2006

Tour de Babel

Dernièrement, j'avais emporté un article du Journal "le Monde", intitulé "Un rapport du Conseil de l'Europe fustige Bucarest" (édition du 25/02/2006), qui, outre ce rapport, donnait aussi des nouvelles de la contamination possible par le virus H5N1 de familles Roms. J'en lisais des extraits en français quand mon interlocuteur me dit : "mais, avec ta machine [ordinateur], est-ce que tu ne peux pas traduire l'article en roumain, pour que tout le monde comprenne dans le campement ?"

J'étais content de réaliser que cette personne, qui vit des conditions très difficiles, avait compris l'un des usages possibles de cette machine... mais malheureusement, j'ai dû lui dire que ce n'était guère possible : le roumain est rare dans les logiciels de traduction en ligne, et ces logiciels font encore énormément de contre-sens et d'erreurs. En outre leur développement est beaucoup plus lent que d'autres usages.

Cependant là se trouve posée une question fondamentale sur l'avenir d'Internet, guère abordée sur le fond au SMSI : cet outil va-t-il devenir un moyen d'approfondir le dialogue entre les peuples en facilitant les échanges entre personnes parlant des langues différentes ?
Ce n'est en tous cas pas la première fois que des familles très pauvres me posent cette question et disent que c'est là une de leurs attentes.

06 mars 2006

Trouver des amis

Quelques nouvelles des familles que je rencontre :

- 1er mars : un autre campement de familles venant d'une région plus au nord de la Roumanie a été expulsé sur ordre de la Préfecture. Il neigait. Un des pères de famille, atteint d'une infection pulmonaire venait d'être admis aux urgences. Ce sont les familles que je vais voir qui ont accueilli, sur le terrain où elles sont temporairement, une partie des expulsés. La police est là, ferme mais respectueuse.

Cette expulsion fait suite à d'autres, de familles françaises... Certains s'en indignent.

- 3 mars : avec une connaissance, membre d'une association de soutien, nous faisons le tour des campements. Un taximan, qui depuis 2 ans venait chercher des enfants pour les emmener chaque matin à l'école et aller les rechercher, a aidé à déplacer quelques caravanes expulsées. Maintenant que ces familles sont dispersées, il va sur 2 campements différents et avec la pluie qu'il y a eu c'est un vrai parcours de cross... D'autres parents voudraient scolariser leurs enfants... Seul le Maire d'une commune semble favorable à acceuillir dans ses écoles ces futurs européens (au 1er janvier 2007).

Ni la récente Résolution du Parlement européen sur la situation des Roms dans l'Union européenne, ni le Rapport final sur la situation en matière de droits de l’homme des Roms, Sintis et Gens du Voyage en Europe du Commissaire aux Droits de l'Homme du Conseil de l'Europe ne semblent complètement d'actualité...

Et pourtant... Ces familles -qui voient dans la libre circulation en Europe les possibilités de jours meilleurs- voudraient pouvoir habiter quelque part, discuter avec les pouvoirs publics, scolariser leurs enfants,... Sans soutien, elles ne pourront arriver à se dresser contre cette peur des pauvres, des étrangers, des Roms qui poussent les uns et les autres à toujours les vouloir ailleurs...

Il leur faut trouver des amis, comme ce taximan qui ne fait pas seulement le travail pour lequel il est payé, mais s'inquiète aussi de ce que deviennent les personnes... Dans d'autres lieux, comme le Val de Marne, grâce à la mobilisation d'associations des solutions voient pourtant le jour...

Un autre signe amical est celui de Sig, suite à un article sur ce blog. Il a changé de travail et sa démarche rejoint, de mon point de vue, des réflexions qui émergent sur la place de l'entreprise dans la société, comme en fait écho l'Institut Montaigne, Entreprise et Progrès ou les réflexions des Cercles européens Wresinski à Bruxelles...
Peut-être que, dans un futur proche, ces familles jetées sur les routes pourront grâces aux technologies actuelles revoir, virtuellement, les leurs, renforcer leurs liens avec leur famille...

Page de description des Rroms sur Wikipédia

27 janvier 2006

T'as pas cent balles ?

A grand renfort de publicités et d'annonces, l'ordinateur à $100 arrive sur le marché. L'ONU vient même de signer un accord avec le MIT. Quel sera l'avenir de cet ordinateur à manivelle, d'1 GB de mémoire ? Encore faut-il, comme le notent de nombreux commentateurs, qu'il y ait des accès Internet disponibles, en particulier sans fil. Et avec un si petit espace mémoire, les écoliers en seront-ils réduits à seulement consulter, sans pouvoir eux-mêmes enregistrer, travailler ?

Cet ordinateur bon marché ne va-t-il pas connaître le même sort que la version "light" de windows98, destinée à l'Afrique et dont on ne reparle plus ?

Pourquoi faut-il que les pauvres aient toujours droit à des versions "light", des mesures spécifiques, des droits réduits voire basiques ?

Il en va de l'informatique comme du logement : comme il n'y a pas assez de logements pour accueillir les sans-abris, on propose des tentes ou des algécos aux mal-logés... Certes, le geste de Médecins du Monde est provocateur, mais aussi significatif d'une mentalité : des sous-mesures pour des sous-êtres humains.

C'est tout simplement révoltant !

06 janvier 2006

Convergences

Dans un article publié le 21 décembre sur le site de Créatif concernant l'accès aux TIC pour tous dans le Lot, l'atelier 1, "Les TIC vecteurs d'insertion" corrobore tout-à-fait les résultats tirés du projet Internet de rue aux séminaires de juin et octobre 2005. En voici les principales conclusions :

Les leçons à tirer :
-  Identifier ce qui fait sens pour les publics et mettre l’accent sur l’accompagnement humain
-  Pour les "publics éloignés", les TIC ont un effet déclencheur d’une démarche d’apprentissage.
-  Le projet EQUAL a réveillé des "projets dormants".

Quelques pistes pour l’avenir :
-  Développer les réseaux et les liens entre les professionnels
-  Capitaliser les expériences et créer des ressources transférables
-  Il faut travailler dans la durée car le changement des mentalités est long.

Une clé du succès :
-  Co-construire les projets avec les acteurs de terrain en partant des besoins des usagers

Comme on le voit, l'enjeu de l'insertion des personnes est bien en premier le partenariat noué avec elles, loin devant les questions d'investissement ou de technique.

30 mai 2005

Village global, inegalites sociales

Tel est le titre d'un dossier publié en mai 2005 par le Secours Populaire Français dans son journal "Convergences". En voici quelques extraits :

" Existe-t-il une fracture numérique ? Le débat est dépassé. Internet et les autres innovations de la communication influencent déjà la vie quotidienne. L'enjeu actuel consiste à donner la maîtrise de ces outils à ceux qui sont traditionnellement éloignés des processus d'apprentissage des connaissances. Face à ce défi, les associations humanitaires affichent la volonté d'informer et de former. (...) Pour rééquilibrer la balance et jouer leur rôle d'éducation populaire, les associations humanitaires comme le Secours populaire développent des ateliers multimédias pour se familiariser avec le matériel et acquérir les bases des systèmes, des logiciels et de la connexion au réseau. La motivation des stagiaires est souvent la recherche d'emploi : des compétences en informatique sont un plus sur un CV, même pour des postes peu qualifiés. (...) "

" Si Internet est un moyen de récolter des dons, c'est aussi un moyen d'informer sur l'utilisation de ces dons. Les autres sites comme 'Le dire pour agir', le blog ou le moblog du SPF donnent aussi l'occasion de s'informer ou de s'exprimer différemment du site officiel*. Ce nouveau mode de communication est donc en capacité de déboucher sur du lien social. Parallèlement aux ateliers du SPF, les expériences d'accès au matériel et aux connaissances se multiplient à l'instar du projet Internet de rue d'ATD Quart Monde où des animateurs vont à la rencontre de sans-abris pour leur permettre de se familiariser avec la technologie. (...) L'accès aux nouvelles technologies ne peut à lui seul réduire les inégalités. Il permet seulement de peser sur le progrès social. Pour les plus pauvres, c'est donc un savoir de plus à acquerir."

* Pour les enfants, voir le site 'Copains du monde". Les jeunes auront aussi leur site : le lien apparaîtra sur le site institutionnel du Secours Populaire Français.

- Voir aussi : "Les enjeux d'Internet dans la communication des associations humanitaires"

03 mars 2005

Besancon.clic

Nous avons plusieurs fois parlé de la Bretagne, de l'Isère sur ce site... mais d'autres régions, d'autres villes ont aussi développé toute une stratégie pour mettre l'informatique et Internet au service de tous.

Ainsi la ville de Besançon a, depuis de longues années, mené plusieurs expériences pilotes dont celle du cartable numérique : "Depuis 2003, la Ville de Besançon équipe les enfants scolarisés en classe de CE2 d’un ordinateur multimédia doté des mêmes logiciels qu’à l’école Ce sont plus de 1000 ordinateurs qui ont été distribués (voir 1000 ordi@ l'école). Chaque année ce sont 1000 nouvelles familles qui en bénéficient."

Et c'est aussi, à travers l'opération assopr@tic, le projet de toucher un public plus large à travers le travail des associations.

- Présentation générale de l'investissement de la ville au niveau des Nouvelles technologies : "Besançon et les TIC"
- Mémoire photographique
de Besançon
- Association "Les Invités au festin", utilisant les nouvelles technologies comme support de la réinsertion.

22 février 2005

Projet TouAReg

Le site @Brest rend compte du projet TouAReg. Voici un extrait de cette présentation : "Il s’agit d’un chantier d’Insertion par les Technologies de l’Information et de la Communication. Cette action a pour objet d’accompagner 12 personnes vers l’emploi. Embauchés en Contrat Emploi Solidarité par l’association pendant 7 mois, ils ont pour mission de collecter des informations et de les mettre en forme dans le but de les diffuser sur un site Internet faisant la promotion "d’une vision alternative du tourisme dans l’Est Parisien".
Les bénéficiaires :    6 jeunes de moins de 26 ans    6 bénéficiaires du RMI
recrutés avec le soutien des partenaires locaux (Mission Locale, ANPE, espace insertion, MDEE et ANPE)
Dates du chantier : 8 mois de Décembre 2004 à Juillet 2005
"

Une description plus complète sur le site de Réseau2000.

Le blog du chantier d'insertion.

10 février 2005

Des Yeniches s'expriment sur Internet

Pendant longtemps, les populations Yéniches (plutôt originaires d'Europe) ont été assimilées aux Roms (plutôt originaires d'Inde). Ils étaient souvent méprisés à cause de leur mode de vie. Un article de 2001 dans le journal "Le Courrier" (Suisse) s'intitule d'ailleurs : "La  discrimination  des  Tsiganes  en  Suisse  une    histoire  négligée". Mais ces hommes et ces femmes ont toujours relevé la tête.
A l'occasion d'une recherche sur google, je suis tombé sur le blog de l'un d'entre eux, intitulé "yéniche attitude". C'est toute une avancée que de passer de situations d'exclusion (qui existent encore) à un mode d'expression public, même si celui-ci reste de l'ordre personnel.

10 décembre 2004

Accès aux droits

En rencontrant des personnes dans le cadre du projet "Internet de rue" se pose la question de l'accès aux droits.
Un jeune n'a pas de papiers d'identité. Ils lui sont nécessaires pour passer le permis de conduire. Certes, on peut télécharger un formulaire de demande... mais les démarches sont plus compliquées : récupérer le livret de famille chez son père qui habite ailleurs, prouver son domicile lorsqu'on habite en caravane...
D'autres personnes voudraient déposer une demande de RMI. Le formulaire existe, mais il faut arriver à comprendre comment faire après...
D'autres encore cherchent à se loger (en logement social), mais là, c'est "le maquis" pour s'y retrouver... et même une fois la demande déposée, comment suivre son dossier ?
"Internet" ne devrait pas seulement être un lieu de stockage de l'information, mais aussi un outil pour connaître ses droits et y avoir accès, surtout pour ceux qui ont le plus difficile...

27 septembre 2004

Contribution d'ATD Quart Monde

Dans le cadre du sommet mondial sur la société de l'information dont la première phase a eu lieu à Genève en décembre 2003, le Mouvement ATD Quart Monde avait émis un certain nombre de propositions se fondant sur sa connaissance de familles vivant dans des situations de grande pauvreté et sur son expérience d'une vingtaine d'années au niveau des usages de l'informatique avec des adultes et des enfants.

Cette contribution est disponible à cette adresse (fichier .pdf).

22 septembre 2004

26 recommandations concretes belges en matiere de lutte contre la fracture numerique

Philippe Allard, spécialiste de l'internet public Belge, reprend les recommandations en matière de lutte contre la fracture numérique, 26 points concrets, formulés par la Coordination de la Fête de l'Internet belge en mars dernier à partir d'un questionnaire :

L'analyse des réponses au questionnaire sur les moyens de lutte contre la fracture numérique et la rédaction d'une analyse plus globale à inciter la Coordination de la Fête nous invite à émettre quelques recommandations :

1) poursuivre l'étude des moyens de lutte contre la fracture numérique notamment à travers des visites et des entretiens face à face;
2) établir une cartographie des lieux d'accès à l'Internet;
3) mettre en ligne d'un portail dédié à la lutte contre la fracture numérique (avec fiches, bases de données, textes de référence, recherches, études de cas, bonnes pratiques,,...) et d'un outil collaboratif;
4) organiser des rencontres décentralisées autour de la fracture numérique;
5) favoriser l'émergence de réseaux et de communautés;
6) mettre en place un observatoire des usages de l'Internet;
7) mettre en évidence les usages de l'Internet;
8) assurer un service universel de l'Internet;
9) favoriser le déploiement de l'Internet à haut débit;
10) diminuer le coût des connexions aux particuliers;
11) diminuer le coût des connexions des opérateurs de lutte contre la fracture numérique;
12) diminuer le prix de l'équipement de base et/ou favoriser son achat;
13) favoriser le recyclage et le reconditionnement du matériel informatique
14) favoriser l'information sur les solutions libres;
15) favoriser dès la conception de projets la mise en place de PAPI et d'EPN par le secteur public et par les associations;
16) favoriser les initiatives en partenariat (conception et gestion du projet, locaux, animation,...);
17) mettre du personnel à disposition des initiatives de lutte contre la fracture numérique;
18) former ce personnel et assurer sa formation continue;
19) soutenir les opérateurs de formation du personnel;
20) créer un label EPN;
21) mettre en place un centre de ressources;
22) soutenir les études et la recherche autour des moyens de lutte contre la fracture numérique;
23) mettre en place des outils d'évaluation;
24) développer la communication au niveau local autour des moyens de lutte contre la fracture numérique;
25) développer des contenus de qualité sur le web;
26) sensibiliser le grand public aux TIC.
(article réalisé avec le soutien d'Esnet et du Fonds social européen)

Source:
- Nos recommandations en matière de lutte contre la fracture numérique, Veille-Citoyenne, Belgique, 15 juin 2004.