Elections et fracture numerique
On ne peut pas dire que la question de la "fracture (ou du fossé) numérique" ait envahi la campagne électorale, pas plus que la lutte contre la pauvreté ou celle contre la fracture sociale. Heureusement que les "Enfants de Don Quichotte" ont, un moment, pu faire braquer les projecteurs sur eux et sur ceux qui se retrouvent à la rue ou mal logés.
Petit-à-petit cependant, les mentalités évoluent. Ainsi, dans un article du 19 janvier sur le blog Betapolitique, Jean-Pierre Hoss écrit : "La fracture sociale et culturelle précède et renforce la fracture numérique. L’inégalité réside aussi-et ce n’est pas la moindre-dans la production des contenus, qui proviennent surtout des pays développés." Il y préconise diverses solutions, qui, malheureusement restent très générales et ne traitent en rien de la question de savoir si oui ou non l'Etat est garant de ce qu'un certain nombre de citoyens sont laissés sur le bord de la route ou bien si la loi est celle uniquement des marchés (de la jungle) : seul le plus fort gagne.
De son côté, le magazine Internaute(s) Micro a interrogé quatre candidats aux élections présidentielles dans une édition papier parue le 3 mars. Un article sur Internet reprend succintement leur position respective :
Autre sujet abordé par Internaute(s) Micro, la fameuse «fracture
numérique». Jean-Marie Le Pen, très ambitieux, affirme sans rire qu'il souhaite «fixer
comme grand objectif national que 80 % des Français accèdent à l'Internet
par fibre optique, les autres ayant l'ADSL». Un triple quinquennat en
perspective pour honorer cette promesse ?!
François Bayrou, lui, préfère évoquer un dispositif original :
«les
offres Internet haut débit par carte Internet prépayée». Il rappelle
qu'une partie de la population, paupérisée ou nomade (comme «les gens du
voyage») pourrait ainsi voir leur accès à l'Internet facilité.
Ségolène Royal, tentant d'expliquer comment elle compte garantir «L'accès
universel à l'Internet Haut débit», comme le prévoit le programme du
Parti Socialiste, reste finalement assez floue sur la stratégie et les moyens à
mettre en œuvre.
Nicolas
Sarkozy, lui, estime que la
fracture numérique n'est pas qu'une question d'accès mais aussi de «pratique».
Il souhaite «renforcer considérablement l'usage d'Internet dans l'éducation ;
mais aussi créer un véritable réseau de formation de proximité».
On peut espérer cependant que leur politique sera plus étoffée que ce qu'en reprend cet article !
En Belgique, où se préparent aussi des élections, les consommateurs semblent plus organisés. Ainsi que le signale RTL.be, "Les organisations de consommateurs réunies au sein du CRIOC ont présenté aujourd'hui à Bruxelles une soixantaine de leurs priorités en vue des prochaines élections législatives, soulignant qu'elles tiendront un baromètre tout au long de la législature à venir pour vérifier si ces demandes étaient ou non rencontrées.
Elles passent par des services universels généralisés concernant l'accès à internet, à l'énergie, aux services postaux et à l'eau, mais mettent aussi l'accent sur l'information du consommateur, les modes de production et de consommation durables, ou le logement."
En France, lors de la remise des e-toiles d'or, un député disait qu'il fallait remettre du service public dans la distribution d'Internet, pour en garantir l'accès à tous... Nous verrons s'il est entendu...









bonjour jean pierre .. j'apprécie vos billets vous devriez les soumettre également à come4news !!
au plaisir de vous lire
mik
Rédigé par: mik | le 26 mars 2007 à 00:03