Contacter les coordinateurs du projet



  • Jean-Pierre Pinet
    Responsable du projet
    "Internet de Rue"

    jeanpierre.pinet
    (AT)atd-quartmonde.org


    Bruno Oudet
    Responsable Scientifique
    bruno.oudet(AT)imag.fr

Projet labellise

Decouvrez le projet Internet de Rue

  • Le projet Internet de rue a telecharger en .rtf
    [Re]création du lien social à partir des TIC en allant au-devant des familles les plus pauvres. Développer et valider par une recherche/action à Paris et dans le Val d'Oise une démarche de sensibilisation et d'utilisation des TIC par des parents ou jeunes adultes de familles en situation de grande pauvreté afin de contribuer à la [re]-création du lien social. Démarche au départ individuelle et mise en oeuvre au plus proche des lieux de vie de ces personnes et notamment dans la rue, sur les pas de porte… Tirer le meilleur parti de l'expérience déjà accumulée dans les points d'accès publics recueillie lors d’une enquête auprès de ces espaces. Résultats du projet : - un site de référence sur le thème de l’utilisation des TIC comme outil pouvant contribuer à l'inclusion sociale, - la réalisation d'un document d'accompagnement des familles les plus pauvres pour l'appropriation des TIC incluant les aspects techniques (quels matériels, quels logiciels), des points de repères pour réussir, des erreurs à éviter, des propositions d’amélioration, en particulier de sites (services) publics.
  • Uses Of Internet Project (in English) to download in rtf. format
    This project is about developing and verifying through action research in Paris and the Val d'Oise (France), the raising of awareness and promotion of ICT use by parents or young adults living in extreme poverty, with the ultimate aim of contributing to the [re] creation of social interconnectedness. Initially, this approach will be carried out on an individual basis, in close proximity to where these people live, e.g. in the street, on the doorstep, derived largely, from the experience already accumulated in the public internet access points, from a survey of these areas. The results will be: - a portal website in French about digital divide, - an internet guide to ICT use as a means to achieving social inclusion, a document about accompaniment in ICT use of families in extreme poverty, including the technical aspects (what equipment, what software), reference points for succeeding, mistakes to avoid, suggestions for improvement, in particular for public service websites.

13 juin 2007

Si vous voulez en savoir plus sur les résultats du projet Internet de rue

Nous avons rassemblé en une page les liens sur plusieurs documents produits durant le projet Internet de rue.

Ce projet s'est "administrativement" terminé fin mars 2007 avec l'envoi du rapport final à l'Agence Nationale de la Recherche . Mais nous travaillons en ce moment sur une éventuelle deuxième phase du projet dont vous aurez bientôt des nouvelles sur ce blog.

24 mai 2007

Les résultats de l'enquête sur l'accueil dans les EPN des personnes très défavorisées sont parus

Le mieux est de vous renvoyer ici à un article publié par ARTESI qui nous a aidé avec d'autres à faire connaître cette enquête. Merci aux personnes qui ont répondu.

21 mai 2007

Nous ne sommes pas des unites statistiques

Dans un récent rapport, Eurostat constate la "réduction de la fracture numérique" en comptabilisant le nombre de ménages ayant un ordinateur et une connection Internet. La Commissaire européenne, Viviane Reding, prône quant à elle l'accès gratuit à Internet pour combatre l'exclusion sociale, reprenant en celà ses propos de 2004.

C'est bien méconnaître la réalité. Toute notre expérience, et celle de nombreux acteurs de terrain de l'accès à Intenet montre que ce n'est pas la connection qui crée le besoin, mais bien l'utilité réelle que les familles les plus pauvres voient dans l'usage d'Internet qui les amènent à l'utiliser.

L'exemple du téléphone portable, pourtant très répandu, lui, chez ces familles n'a pas été analysé. On a là un outil permettant de rester en lien avec sa famille, en particulier des enfants placés, de chercher du travail où qu'on soit, d'être joint par un travailleur social, etc. Un outil que l'on peut renouveler facilement, contrairement au téléphone fixe qui nécessitait d'avoir un logement, une adresse et qui, lorsqu'il était coupé pour impayés plongeait les familles dans une longue période où elles étaient coupées du monde.

Même si, en Inde - bien en avance sur nos pays -, on travaille à un ordinateur à 10 $, les coûts ne sont pas les seuls obstacles à l'utilisation d'Internet. L'illettrisme - encore très présent dans nos pays industrialisés-, même s'il n'est pas un obstacle à la découverte de l'orinateur, en est un à son usage répété. Et que dire de l'acquisition des nouvelles copétences nécessaires au maniement de cet outil. Ou encore du manque de contenus intéressant directement la vie quotidienne de ces familles...

Non, décidément, raisonner en terme d'unités statistiques n'est pas une perspective politique fiable.

14 mai 2007

Resultats de l'enqête auprès des EPN

Nous sommes entrain de terminer l'analyse des résultats. Les personnes intéressées par les résultats bruts peuvent les lire ici

03 avril 2007

Internet à bas prix ?

"L’Internet à bas prix est un nouveau pas pour réduire la fracture numérique. D’après les développeurs et les dirigeants de grandes entreprises mondiales du secteur des nouvelles technologies qui ont participé hier [le 21 mars 2007] à une réunion avec des représentants gouvernementaux, des militants et des représentants des Nations Unies, baisser les coûts d’accès à Internet pourrait déclencher un mouvement similaire à celui qui a permis de démocratiser l’utilisation du téléphone mobile dans les pays en développement.", telle est la conclusion d'un séminaire de l'Alliance mondiale des Nations Unies pour les technologies de l’information et de la communication qui s'est tenu à Nairobi et auquel fait écho l'Unesco ainsi que DSLValley.

De son côté, le gouvernement français - sans cependant toucher au coût de l'accès à Internet, se propose de relancer la "consommation" pour les ménages modestes à travers l'Internet accompagné (voir aussi l'article sur PCImpact).

Dans le même temps, Serge Tchuruk, président du Conseil d'administration d'Alcatel-Lucent publie, dans "La jaune et la rouge" de mars 2007 un article intitulé "un rêve, le haut débit pour tous ?" Il y brosse un tableau lucide mais optimiste, de chef d'entreprise, des enjeux et perspectives dans les pays émergents.

J'en retiens quelques points qui rejoignent nos préoccupations : "pour beaucoup d'utilisateurs, notamment dans les pays émergents, le téléphone mobile est non seulement synonyme d'échanges interpersonnels et de lien social mais aussi de développement des entreprises et de meilleur accès aux services publics". Cet impact positif du téléphone portable ou GSM, nous l'avions aussi observé pour les familles en situation de grande pauvreté dans les pays développés.
Il cite également l'accès lent de nombreux cybercafés en Afrique, mais aussi "l'insuffisance des contenus adaptés". On peut cependant déplorer que la création de contenus ne soit vue que sous l'angle commercial :"il faut suffisamment de contenus pour attirer des abonnés et suffisamment d'abonnés pour faire vivre les créateurs de contenus". Lorsque nous parlons de contenus et d'usages, pour notre part, nous visons ceux qui sont d'abord utiles aux gens, pour leur vie quotidienne, sociale, culturelle,... ceux qui permettent d'apprendre, de se former, de sortir de la misère. Et nous savons que ce chemin n'est pas qu'économique.
Il est dommage que la fin de cet article -et particulièrement l'initiave 'digital bridge'- instrumentalise des projets au service d'une stratégie d'entreprise... et ce même si le lien est fait avec l'agenda après SMSI et les Objectifs du millénaire.

Il n'empêche. Il reste intéressant de constater qu'au niveau des grandes entreprises et des institutions internationales l'option semble prise de rendre (plus) accessible l'accès à Internet. Restera à voir si ce la ne touchera qu'une partie des pays émergents (la plus rentable) ou si cela s'étendra aussi à tous les publics très éloignés, y compris dans les pays développés.

30 mars 2007

Patrons contre fracture numérique ?

Plusieurs médias ( Le Figaro, L'Expansion, TF1, Le Journal du Net, VNUNet, 20Minutes, Le Monde Informatique,...) font écho à l'initiative d'un think thank composé d'universitaires et de patrons d'entreprises liées à Internet, "Renaissance numérique"qui vient de lancer à l'occasion des présidentielles un livre blanc qui préconise 15 mesures pour que "en 2010, 80 % des foyers français seront équipés d'un ordinateur, connectés à l'Internet et formés à son utilisation."

Voici les 15 mesures proposées (que l'on retrouve dans le livre blanc en pdf):

  1. La « donation directe » de PC usagés par les entreprises à leurs salariés
  2. Le « PC recyclé à 99 euros », un moyen écologique de faire baisser le coût d’acquisition d’un PC.
  3. Le « PC Loué », un PC neuf à coût réduit.
  4. Aider la population des étudiants défavorisés.
  5. Systématiser le passeport Internet, mieux former pour réduire l’appréhension du numérique.
  6. Renforcer la politique de soutien aux TPE.
  7. Rendre légalement possible l’échange d’un RTT par an pour des formations aux NTIC dans le cadre du dispositif du compte-épargne temps.
  8. Développer les partenariats privé/public pour permettre l’accès à l’Internet dans les zones économiquement non rentables
  9. Faciliter l’accès à l’Internet des personnes handicapées, pour le bénéfice de tous.
  10. Réaliser une campagne de communication pour sensibiliser les non-utilisateurs.
  11. Multiplier les initiatives permettant d’utiliser les TIC au service de projets destinés à des populations défavorisées dans un objectif de développement social (jeunes des quartiers défavorisés, personnes âgées, personnes handicapées).
  12. Multiplier les bornes d’accès à Internet dans les lieux publics.
  13. Développer des partenariats de recherche privé-public
  14. Reconnaître qu’en plus de savoir lire et écrire, il faut savoir se servir d’un ordinateur et d’Internet.
  15. Prendre l’engagement de préserver en France le nouvel espace de liberté que représentent Internet et les platesformes de contenus générées par les utilisateurs.

Rien de bien neuf ! Les "Portables pour étudiants" ont été lancés il y a quelques temps avec des résultats mitigés. D'autre part, pourquoi acheter un vieux PC recyclé à 99 euros, quand on peut en obtenir moins cher ? La question va se poser de plus en plus, surtout si la Chine, comme le signale Le Monde Informatique, entre en concurrence avec l'OLPC, One Laptop Per Child.
L'un des vrais écueils, les connections, est abordé de manière quelque peu légère, alors qu'à travers le monde des solutions très diverses existent (modulation de tarifs, wifi, wimax,...).

Nous l'avons bien vu avec les familles que nous avons rencontrées : ceux qui veulent vraiment un ordinateur finissent par le trouver. Ils peuvent aussi trouver où se former -même si le soutien aux espaces publics reste nécessaire-. La vraie question, pour les personnes concernées, c'est de savoir ce que va vraiment leur apporter d'avoir un PC et de surfer sur Internet. Quand il y a une perspective de travail, c'est assez clair. Les entreprises se sont informatisées et il faut pouvoir manier les outils qu'elles se sont données. Certaines démarches administratives sont facilitées, c'est vrai, mais cela n'occupe pas l'entièreté de la vie, heureusement ! Et pour le reste, à part le commerce, qu'est-ce qu'il y a de vraiment intéressant dans les ordinateurs et sur Internet pour les personnes les plus défavorisées ?  Cette question-là, notre think thank n'a pas l'air de se l'être posée. C'est pourtant la clé de l'accès au numérique pour les populations qui en sont le plus éloignées... L'e-inclusion est un leurre. C'est l'inclusion tout court qu'il faut promouvoir : les outils suivront...

08 mars 2007

Elections et fracture numerique

On ne peut pas dire que la question de la "fracture (ou du fossé) numérique" ait envahi la campagne électorale, pas plus que la lutte contre la pauvreté ou celle contre la fracture sociale. Heureusement que les "Enfants de Don Quichotte" ont, un moment, pu faire braquer les projecteurs sur eux et sur ceux qui se retrouvent à la rue ou mal logés.

Petit-à-petit cependant, les mentalités évoluent. Ainsi, dans un article du 19 janvier sur le blog Betapolitique, Jean-Pierre Hoss écrit : "La fracture sociale et culturelle précède et renforce la fracture numérique. L’inégalité réside aussi-et ce n’est pas la moindre-dans la production des contenus, qui proviennent surtout des pays développés." Il y préconise diverses solutions, qui, malheureusement restent très générales et ne traitent en rien de la question de savoir si oui ou non l'Etat est garant de ce qu'un certain nombre de citoyens sont laissés sur le bord de la route ou bien si la loi est celle uniquement des marchés (de la jungle) : seul le plus fort gagne.

De son côté, le magazine Internaute(s) Micro a interrogé quatre candidats aux élections présidentielles dans une édition papier parue le 3 mars. Un article sur Internet reprend succintement leur position respective :

Autre sujet abordé par Internaute(s) Micro, la fameuse «fracture numérique». Jean-Marie Le Pen, très ambitieux, affirme sans rire qu'il souhaite «fixer comme grand objectif national que 80 % des Français accèdent à l'Internet par fibre optique, les autres ayant l'ADSL». Un triple quinquennat en perspective pour honorer cette promesse ?!
François Bayrou, lui, préfère évoquer un dispositif original : «les offres Internet haut débit par carte Internet prépayée». Il rappelle qu'une partie de la population, paupérisée ou nomade (comme «les gens du voyage») pourrait ainsi voir leur accès à l'Internet facilité.

Ségolène Royal, tentant d'expliquer comment elle compte garantir «L'accès universel à l'Internet Haut débit», comme le prévoit le programme du Parti Socialiste, reste finalement assez floue sur la stratégie et les moyens à mettre en œuvre.
Nicolas Sarkozy, lui, estime que la fracture numérique n'est pas qu'une question d'accès mais aussi de «pratique». Il souhaite «renforcer considérablement l'usage d'Internet dans l'éducation ; mais aussi créer un véritable réseau de formation de proximité».

On peut espérer cependant que leur politique sera plus étoffée que ce qu'en reprend cet article !

En Belgique, où se préparent aussi des élections, les consommateurs semblent plus organisés.  Ainsi que le signale RTL.be, "Les organisations de consommateurs réunies au sein du CRIOC ont présenté aujourd'hui à Bruxelles une soixantaine de leurs priorités en vue des prochaines élections législatives, soulignant qu'elles tiendront un baromètre tout au long de la législature à venir pour vérifier si ces demandes étaient ou non rencontrées.

Elles passent par des services universels généralisés concernant l'accès à internet, à l'énergie, aux services postaux et à l'eau, mais mettent aussi l'accent sur l'information du consommateur, les modes de production et de consommation durables, ou le logement."

En France, lors de la remise des e-toiles d'or, un député disait qu'il fallait remettre du service public dans la distribution d'Internet, pour en garantir l'accès à tous... Nous verrons s'il est entendu...

21 février 2007

Les technologies de l’information, catalyseur d’innovation sociale ?

Rewics_20071 La prochaine édition des Rencontres wallonnes de l’Internet citoyen est sur les rails…. Avec une date : le lundi 19 mars. Et un lieu devenu habituel : le CEME à Charleroi.  Au fil du temps, ces Rencontres se sont imposées comme un moment important d’information et d’échange, tant en Belgique qu’au niveau européen.

Cette année, elles cherchent plus particulièrement à examiner les relations qu’entretiennent les TIC avec la dynamique de l’innovation sociale, notamment en matière d’économie sociale, de développement durable, de jeunesse ou encore d’apprentissage en réseaux. Au-delà de l’effet médiatique lié au Web 2.0, elles entendent réfléchir plus profondément sur la manière dont les réseaux technologiques peuvent contribuer à générer une « plus-value sociale ».

Pas d’élitisme cependant : les Rewics sont ouvertes à toutes et tous. Nul ne doit être spécialiste pour venir. Et aux débats d’idées, succéderont des sessions consacrées aux usages ou encore des ateliers pratiques, soit au total environ 35 activités. A moins que les participants ne cherchent leur bonheur parmi les exposants (une soixantaine), sur la place publique (tribune off), au cœur du Village des Espaces publics numériques wallon, au pied de la Fabrique d’idées, ou encore dans l’atelier de démo de FON, projet d’une start-up espagnole qui commence à mailler le territoire de réseaux wi-fi.

On soulignera ainsi quelques débats et usages :

600 participants sont attendus, fermement invités à collaborer (cfr le bouton « Interactivité » sur le site). Pour échanger avec une petite centaine d’intervenants, praticiens, chercheurs ou décideurs, issus de Belgique et de France (une quinzaine).

Signalons, pour conclure, que l'accès à la journée est GRATUIT grâce à divers apports publics. Infos et inscriptions sont disponibles en ligne sur le site www.rewics.be.

15 février 2007

Internet contre fracture sociale

Jeudi 15 mars 2007 à 18h00 à l’Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Lyon

Vauxvelin_1 Une rencontre du cycle « Les jeudis de Papier Velin » avec Bruno Oudet (Professeur à l’Université Joseph Fourier, responsable du projet scientifique Internet de rue) et Aurélie Mallet (étudiante en développement local) est concacrée à "Internet contre fracture sociale".

Quel lien entre fracture sociale et « fossé numérique » ? Certains soutiennent que l’accessibilité à l’informatique est un moyen de réduire la fracture sociale. D’autres vont jusqu’à dire que exclusion sociale et fracture numérique sont directement liées : deux manières d’exprimer le même problème. Qu’en est-il et quels sont les enjeux sociaux ?

Bruno Oudet rendra compte par ailleurs des actions menées pour réduire la fracture numérique en terme de [re]-création du lien social par le projet Internet de rue.

Aurélie Mallet présentera les actions menées à Vaulx-en-Velin afin d’ouvrir le débat.

Pour en savoir plus voir le programme du cycle de conférence : www.papiervelin.net

23 janvier 2007

Enquete aupres des EPN

Une équipe d'ATD Quart Monde a mené pendant deux ans sur le terrain une action-recherche pour expérimenter avec des adultes parmi les plus pauvres des usages de l'internet. C'est ainsi que nous avons observé une véritable attente de ces populations vis-à-vis de ces nouveaux outils dont ils mesurent bien l'apport : possibilité d'envoyer des photos à la familles au pays, d'accéder aux formulaires administratifs en ligne qui les concernent, de trouver des informations pratiques, de communiquer, de contribuer... Un bref résumé des premières conclusions du projets est disponible ici.

Parallèlement  à ces travaux sur le terrain nous avons rassemblé une bibliographie conséquente sur la fracture numérique.

Dans la phase finale de notre projet nous proposons aux animateurs des EPN une enquête en ligne de quelques écrans afin de  progresser dans notre connaissance des usages des personnes les plus défavorisées. Cette enquête a été réfléchie pour qu'elle se situe dans la continuité des travaux de Psaume et d'Artési.

Cette enquête restera en ligne jusque fin février. Soyez nombreux à nous faire connaître votre avis.

Les résultats de cette enquête seront envoyés par courriel aux personnes qui ont répondu au questionnaire.

17 janvier 2007

Declaration d'Autrans et lutte contre la grande pauvrete

A l'issue des rencontres d'Autrans 2007, a été rendue publique une "Déclaration des 11èmes Rencontres d’Autrans" (on peut la trouver ici en pdf). Dans ce texte, un des points mérite une attention particulière du point de vue de la lutte contre l'extrême pauvreté : "Tout citoyen a le droit d’avoir une identité numérique, au moins sous forme d’une adresse électronique."

En effet, nombreuses sont les personnes, les familles, à avoir des difficultés à obtenir une domiciliation. On connaît l'expression "sans domicile fixe", mais rarement ce que celà recouvre dans la vie... De même, nombreuses sont les personnes à avoir un abri (sous un pont, dans un bois, un camion,...) qui n'est pas reconnu comme un "domicile".
Ne pas avoir de domicile, c'est, souvent, être coupés d'un certain nombre de droits.
Bien sûr, il existe des associations reconnues qui légalement peuvent domicilier une personne. Mais ce service n'est pas toujours accessible à tous ("sans-papiers", "illégaux",...) ou bien, tout comme pour les hébergements d'urgence, les personnes concernées ne souhaitent pas -ou ne peuvent pas, par exemple à cause de la distance- utiliser ces services.

En France, pour de très nombreuses démarches, l'identification d'une personne n'est pas indépendante de son domicile. Combien de fois, pour telle ou telle démarche, ne fusse que de très simples comme l'inscription à une bibliothèque publique, ne demande-t-on pas une preuve d'un domicile.

L'adresse électronique, c'est une identité : c'est vous qui écrivez (et l'on peut réfléchir aux moyens de protéger cette identité et de la rendre unique). Mais c'est aussi une adresse : on parle de "boîte aux lettres électronique". Cette adresse est d'ailleurs souvent "domiciliée" sur un serveur ou chez un fournisseur d'adresses. Il existe aujourd'hui toute une palette d'adresses électroniques gratuites.

Dans les relations avec l'administration (telles que nous les avons observées dans le projet "Internet de rue"), on constate que le fait de communiquer par courrier électronique est parfois plus rapide et plus efficace (pour les personnes en situation de grande pauvreté) que d'autres moyens (par courrier, par téléphone, au guichet).

L'Etat progresse dans la dématérialisation d'un certain nombre de démarches (voir "le monde d'Adèle"). Se pose la question de la dématérialisation des actes en eux-mêmes et de leur certification. Il nous semble qu'en même temps que ces réflexions déjà engagées, celle du droit de tout citoyen à une identité numérique (garantie) devrait également être posée, en lui associant -ou non- ce que "mon service public" appelle un "coffre-fort de documents" ou ce que d'autres dans une perspective de promotion professionnelle appellent un e-portfolio.

16 janvier 2007

Un outil d'avenir

Lors de ces dernières rencontres d'Autrans 2007, s'est mis en place un projet d'encyclopédie ouverte de l'accès public. Il s'agit de permettre aux animateurs francophones d'espaces publics, mais aussi au-delà, à tout animateur, acteur permettant à d'autres de s'initier à l'informatique et à Internet, de partager, en toute liberté (sous licences libres) ses savoirs et ses savoir-faire.

Alors qu'Internet prend de plus en plus de place dans le fonctionnement de nos sociétés, des personnes, des groupes sociaux peuvent se sentir isolés ou submergés par cet afflux technologique et d'information. Il est important - en particulier pour lutter contre l'exclusion sociale, au Nord comme au Sud - de mettre en commun nos efforts, nos idées, nos pratiques... tout en laissant à chacun la liberté d'agir.

Dans un premier jet, cette encyclopédie se propose de mettre en ligne des contenus de divers types : animations, ateliers - formations, études, évaluations, initiatives, formations, guides, fiches pédagogiques, photothèque de lieux d'accès punlic, portaits d'animateurs...

Nous espérons qu'elle rassemblera rapidement de nombreux contributeurs.

15 janvier 2007

Rencontres d'Autrans

Comme toujours, les rencontres d'Autrans ont été un moment passionnant de dialogue, de découvertes.

Cette année, plus que les précédentes, ce sont les gens, les personnes qui ont été au centre. Que ce soient les jeunes québecquois (voir les interviews) qui, à l'école ou dans la vie utilisent les blogs pour apprendre, découvrir, créer... ou les blogueurs de Bondy qui, durant la campagne électorale seront une des voix des banlieues.

Mais Autrans a aussi été l'occasion du démarrage de projets concrets, comme cette encyclopédie ouverte de l'accès public à Internet, encyclopédie collaborative où chaque acteur de l'accès public est invité à partager ses savoirs et savoir-faire.

La matinée du dernier jour était consacrée à "La e-inclusion des jeunes générations, retours d'expériences" et deux articles consacrés à l'action d'ATD Quart Monde, l'un sur le blog d'Autrans, l'autre sur le Bondy blog.

Une occasion de découvrir combien le fossé qui sépare ceux qui "font la course en tête" de ceux que l'on ne voit même plus reste grand et quel travail reste à faire...

04 janvier 2007

Suites du projet "Internet de rue" en termes d'actions

Ce projet, qui était une expérimentation, s'est terminé au niveau de l'action en novembre. Il se poursuit jusqu'en mars au niveau de la recherche. Un document en tirant les enseignements est en court d'élaboration.

Tel qu'il avait été conçu, en lien avec les cadres fixés par les différents financements, le projet "Internet de rue" était centré sur les personnes les plus défavorisées dans leur découverte de l'informatique et l'usage de l'Internet.
Au fil de ce projet, il nous est apparu de plus en plus clairement que ce sont les personnes qui doivent rester au centre de notre démarche. Et ces personnes, en lutte contre la misère, l'isolement, le non ou le mal-logement, l'inactivité,... nous entraînent sur d'autres terrains que l'Internet où elles ont aussi besoin d'être prises en compte et rejointes dans leurs démarches, leurs batailles pour progresser.

L'ordinateur, Internet sont des outils au même titre que d'autres. Et, dans une approche globale des personnes, il faut pouvoir user d'une palette "d'outils", utilisant tantôt l'un, tantôt l'autre...

Plusieurs des participants l'ont compris qui d'abord se sont équipés en matériel grâce à un don de la Fondation Solidarité EDF puis ensuite, petit à petit, selon leurs moyens se sont connectés. L'usage qu'ils font de cet outil fait partie de leur vie... alternant avec leur travail, les rencontres auxquels ils participent, leur vie quotidienne.

Au sein d'ATD Quart Monde, l'idée d'aller à la rencontre de personnes avec un ordinateur a aussi fait son chemin, renforçant ici et là des dynamiques déjà engagées.

C'est ainsi qu'à Dakar (Sénégal), après avoir été utilisé avec les enfants vivant dans la rue, puis dans les quartiers lors des Semaines de l'Avenir Partagé, l'ordinateur devient un outil pour la formation de jeunes enseignants d'écoles "de coin de rue", écoles qui pallient aux difficultés d'enseigner tous les enfants.

A Ouagadougou, ce sont les Bibliothèques familiales, où des jeunes vont à la rencontre d'enfants et de leurs parents, chez eux, dans leur cour, que l'ordinateur devient un outil complémentaire du livre, permettant une ouverture plus grande (et interactive !) sur le monde.

En dehors d'ATD Quiart Monde, d'autres ont pris ou prennent la suite, faisant leur cette démarche d'aller à la rencontre de personnes très pauvres et exclues avec un ordinateur connecté, véritable pont, lien avec la société.

09 novembre 2006

Spark Angels : de l'entraide numérique concrète

Un nouveau concept vient de voir le jour :

Article reproduit avec l'accord de l'auteur et accessible à l'adresse : www.spark-angels.com

La dernière enquête de l’INSEE « Technologies de l’information et de la communication », datant d'octobre 2005, montre que la France ne fait pas d'éclats, en termes d’usage Internet, dans l'Union Européenne. On remarque également que la fracture numérique se creuse en fonction de l’âge, du niveau de diplôme, de la catégorie socioprofessionnelle et du niveau de vie. L’appétence pour l’internet semble liée au capital social individuel.

Le Web 2.0 se doit de réagir pour combattre l'exclusion numérique en s’adaptant aux besoins de ses utilisateurs à venir avec des services qui les aident à s’approprier la toile. SparkAngels se veut être le premier service d’entraide numérique par télé-accompagnement pour que le réservoir de compétences présent dans certaines couches de la population soit mis à la disposition des personnes plus éloignées de la technologie. C'est en exploitant cette situation de « fracture numérique » par la création de ponts directs entre ces communautés que SparkAngels rend l'accompagnement numérique accessible à tous, pour convaincre les réfractaires, rassurer les primo-accédants et accroître le savoir numérique de chacun.

Le service SparkAngels donne la possibilité à chacun de se faire accompagner à distance par ses proches ou ses amis en partageant son écran et en utilisant ensemble l’ordinateur, un logiciel, internet. Et ceci de façon simple, ergonomique et naturelle.

Les SparkAngels, utilisateurs du service, forment des communautés d'entraide entre individus qui partagent et contribuent à rendre la complexité numérique accessible au plus grand nombre. Ils sont les architectes de la diffusion universelle du savoir-faire numérique.